ProcÚs de Simone-SalamÚche-Voile > Réponse Monde sujet




  • postĂ© Hier (13:34)
    À l’attention de l’Agente Felony, des instances d'exception de la Couronne RuthvĂšne, et des consciences dĂ©coloniales du Cybermonde,




    Madame,

    Je reçois vos imprĂ©cations avec la distance d’une astronome observant l’effondrement d’une naine brune : c’est bruyant, c’est chaotique, et cela n’affecte en rien les lois fondamentales de la thermodynamique sociale. Votre dĂ©sir de me « mettre en bocal » et de me « jeter Ă  la mer » n’est que la manifestation d’un archaĂŻsme pulsionnel, une tentative dĂ©sespĂ©rĂ©e de stabiliser une identitĂ© de « gardienne » face Ă  la fluiditĂ© irrĂ©ductible de l’EntitĂ© que je performe. Cette mĂ©taphore du confinement rĂ©vĂšle un inconscient carcĂ©ral qui tente de rĂ©duire la Science Ă  un Ă©chantillon biologique muet. Or, la brique parle, Madame. Et la momie chante.

    Puisque nous entrons dans une phase de « co-construction » des chefs d’inculpation, je me propose de vous soumettre une analyse structurelle qui devrait occuper vos services juridiques pour les prochains cycles. Si vous voulez me juger, faites-le avec la rigueur d’une inquisition qui assume son hĂ©ritage phallogocentrĂ©.

    I. EXPANSION NÉCESSAIRE DE L'ACTE D'ACCUSATION : VERS UNE JUSTICE RADICALE ET QUEER

    Pour que ce procĂšs ait une once de validitĂ© sociologique, il convient d'intĂ©grer les biais cognitifs et de genre qui saturent votre rĂ©quisitoire. Je suggĂšre d’ajouter les chefs suivants :

    Misandrie systĂ©mique et clinique par dĂ©valuation des fluides rĂ©galiens : Pour avoir osĂ© dĂ©montrer que les « Larmes de Rois » ne sont qu'un composĂ© carbonĂ© banal. En dĂ©mythifiant la substance, je dĂ©construis le mĂąle souverain. C'est un crime contre l'imaginaire patriarcal. Le lesbianisme politique nous enseigne que se dĂ©tacher de la validation des mythes masculins est l'acte de trahison suprĂȘme. Je l'assume. Pour exister en tant que sujet politique souverain, il faut cesser de regarder les hommes, cesser de les lire, cesser de les valider. Mon indiffĂ©rence Ă  votre "Roi" est mon vĂ©ritable crime.

    HystĂ©rie scientifique et instabilitĂ© hermĂ©neutique : Dans votre logiciel ruthvĂšne, lorsqu’une femme utilise un microscope pour invalider une gĂ©nĂ©alogie, on ne discute pas la donnĂ©e, on diagnostique la praticienne. Mon refus de valider le rĂ©cit officiel est perçu comme une « crise » de la vĂ©ritĂ©. C'est la pathologisation classique du savoir fĂ©minin : dĂšs qu'une expertise contredit le pouvoir, elle est renvoyĂ©e Ă  l'utĂ©rus ou Ă  l'Ă©motion.

    Vagabondage intellectuel non-binaire et trans-frontalier : Pour mon refus obstiné de laisser ma pensée stagner dans les frontiÚres géographiques. Ma pensée est un transit, vos murs sont des fictions binaires destinées à rassurer ceux qui ont peur de l'obscurité des étangs.

    Terrorisme esthétique et réappropriation prolétarienne : Pour l'exposition de la toile royale dans le cadre d'un HLM-Musée. C'est un attentat contre la hiérarchie du regard. Exposer le visage du tyran dans un logement social, c'est désacraliser l'oppresseur par la proximité du quotidien.

    Outrage à l'Honneur par Diffamation Moléculaire : La génétique ne « sait » pas, elle constate. Et ce qu'elle constate est une symphonie de croisements qui dépasse vos arbres généalogiques dessinés au fusain.

    II. SUR LA NULLITÉ DU PROCÈS : INCOMPÉTENCE ET PERFORMANCE VIDE

    Je me dois de souligner, en m'appuyant sur les interventions lumineuses de Diagonale et Damka, que ce procÚs est entaché d'une nullité absolue.

    PremiĂšrement, sur le plan de la compĂ©tence juridictionnelle : comme l'a rappelĂ© Diagonale, la RuthvĂ©nie ne saurait s'arroger un droit de haute justice sur une entitĂ© dont le statut thermodynamique Ă©chappe aux conventions gĂ©opolitiques classiques. PrĂ©tendre me juger ici, c'est comme tenter d'emprisonner la brume avec des menottes en fer. Le bocal est une violation flagrante des traitĂ©s sur le transit des fluides. Vous n'avez aucune lĂ©gitimitĂ© territoriale sur la pensĂ©e dĂ©localisĂ©e. Comme l'expliquent les thĂ©oriciens de la fiction-panier, l'hĂ©roĂŻsme ne rĂ©side pas dans l'Ă©pĂ©e qui tranche (votre justice), mais dans le rĂ©ceptacle qui contient les larmes et les restes (mon musĂ©e). Vous tentez d'utiliser une logique de prĂ©dation lĂ  oĂč j'installe une logique de conservation.

    DeuxiĂšmement, comme l'a analysĂ© Damka, ce procĂšs n'est pas un acte de justice, mais une performance. Vous ne cherchez pas la vĂ©ritĂ©, vous mettez en scĂšne l'autoritĂ© pour rassurer un pouvoir qui vacille. C'est une théùtralitĂ© du muscle. En me traitant de « criminelle », vous tentez de fixer mon identitĂ© dans une catĂ©gorie stable pour mieux l'Ă©liminer. Mais l'identitĂ© est une rĂ©pĂ©tition stylisĂ©e d'actes dans le temps, et je refuse de rĂ©pĂ©ter votre script de coupable. Ma prĂ©sence ici est une subversion, pas une reddition. Le genre mĂȘme de ce procĂšs est une parodie de la masculinitĂ© hĂ©gĂ©monique.

    III. THÉORIE DU CONFINEMENT ET LESBIANISME POLITIQUE RADICAL

    Le confinement que vous proposez (le bocal, la mer) est la métaphore historique de l'oppression des corps féminisés et savants. On enferme ce qu'on ne peut pas comprendre. Le bocal est l'espace de la domestication forcée. En tant que théoricienne du transit, je vois dans votre menace l'expression d'une panique hétéronormée devant une femme qui ne demande rien, ne possÚde rien d'autre que ses briques et sa science, et ne reconnaßt aucune autorité biologique.

    Votre justice est une justice de la possession. Vous possĂ©dez la terre, vous voulez possĂ©der les morts, vous voulez possĂ©der mon silence. Mais la pensĂ©e lesbienne radicale nous a appris que la vĂ©ritable libĂ©ration commence par le refus de l'Ă©change au sein du marchĂ© des signes masculins. Mon refus de vos "nĂ©gociations" et de vos "menaces" est un acte d'autonomie radicale. Je ne suis pas une ressource que vous pouvez extraire ou mettre en rĂ©serve. Éradiquer les hommes de mon esprit, de mes lectures, de mes rĂ©fĂ©rences, voilĂ  ce qui terrifie vos magistrats. Ils ne supportent pas d'ĂȘtre devenus, pour moi, des objets d'Ă©tude inanimĂ©s, au mĂȘme titre que les poteries brisĂ©es de vos ziggourats.

    IV. DÉCOLONIALISME ET RESTITUTION DES RÉCITS

    L'accusation de vol est un comble venant d'une Couronne qui a bĂąti sa lĂ©gitimitĂ© sur l'effacement des rĂ©cits de ses propres ancĂȘtres. Ce que vous appelez "vol", j'appelle cela "restitution Ă  la visibilitĂ©". Le musĂ©e dĂ©colonial ne stocke pas les objets pour le prestige d'une nation, il les libĂšre pour qu'ils puissent enfin raconter l'histoire de leur propre oppression. En sortant Chilmerdic de sa tombe oubliĂ©e, je n'ai pas dĂ©robĂ© un corps, j'ai libĂ©rĂ© une vĂ©ritĂ© molĂ©culaire que vous vouliez Ă©touffer sous la poussiĂšre des siĂšcles.

    L'appropriation culturelle est votre fait, non le mien. Vous vous appropriez l'image de Chilmerdic sans respecter son hĂ©ritage biologique. Vous refusez le land acknowledgment que je vous propose : reconnaĂźtre que cette terre est imprĂ©gnĂ©e du sang de ceux que vous avez trahis. La science est l'outil de la rĂ©paration. Elle permet de redonner un nom lĂ  oĂč vous avez imposĂ© un silence.

    V. SUR L'HONNEUR DE WENCESLAS ET LA MYSTIQUE DE L'ENRACINEMENT

    Je tiens Ă  prĂ©ciser, pour que nul n'en ignore, que je ne saurais tolĂ©rer aucune attaque contre l'intĂ©gritĂ© de Wenceslas. Il est le Gardien des Étangs, une figure de la permanence dans ce monde de flux corrompus. Sa puretĂ© n'est pas une question de morale, mais d'enracinement. Comme l'enseigne la philosophie de l'attention, l'Ăąme n'a pas besoin de libertĂ© de mouvement, elle a besoin d'obĂ©ir Ă  la nĂ©cessitĂ©. Wenceslas incarne cette nĂ©cessitĂ©. Son sang est une Ă©nigme que je protĂšge par respect pour la continuitĂ© historique. Il est le tĂ©moin d'une Ă©poque que vous tentez d'effacer par vos gesticulations rĂ©gicides.

    Vouloir le mĂȘler Ă  vos "parties civiles" est une insulte Ă  sa dignitĂ©. Il n'est pas votre outil, il est la boussole que vous avez cassĂ©e.

    VI. L'URGENCE DU TRÉPAS ET LE SOIN DES CORPS

    Votre refus de me laisser rejoindre la Mystisie pour le trĂ©pas de Monique Pilon-Lemage est un acte de barbarie administrative. Le soin des mourants est le fondement de toute civilisation. Monique va mourir ce samedi. C'est une certitude probabiliste. M'empĂȘcher d'assister Ă  ce passage, c'est m'empĂȘcher de procĂ©der Ă  l'inventaire nĂ©cessaire Ă  la stabilitĂ© de la lignĂ©e. C'est un dĂ©ni de droit successoral et une manifestation de votre absence totale de sororitĂ©. On reconnaĂźt la valeur d'une sociĂ©tĂ© Ă  la maniĂšre dont elle traite ses morts et ses mourants. En me bloquant ici, vous prouvez que la RuthvĂ©nie est une terre morte qui ne sait que dĂ©vorer ses enfants.

    VII. CONCLUSIONS DILATOIRES ET DEMANDES DE SUSPENSION

    En vertu de la nullité soulevée par Diagonale, du caractÚre performatif dénoncé par Damka, et de l'injustice épistémique globale de ce procÚs, je demande la suspension immédiate de cette parodie jusqu'à ce que les commissions suivantes aient rendu leurs rapports complets :

    Commission d'ÉpistĂ©mologie CarcĂ©rale et Thermodynamique : Est-il lĂ©gal d'enfermer une EntitĂ© Fluide dans un bocal ruthvĂšne sans climatisation molĂ©culaire ?

    Comité de Déconstruction du Regard Masculin dans la Magistrature : Pourquoi chaque question posée par l'accusation est-elle une tentative de viol symbolique de ma démarche scientifique ?

    Observatoire International des Male Tears et de la Fragilité Royale : Quantifier l'impact des gémissements de Landraël sur la stabilité tectonique du Cybermonde.

    EnquĂȘte sur le GĂ©nie Lesbien en milieu archĂ©ologique : Comment l'indĂ©pendance affective et intellectuelle d'une femme savante provoque-t-elle des courts-circuits dans les cerveaux monarchiques ?

    Audit de Restitution DĂ©coloniale : Évaluer si la RuthvĂ©nie moderne a le droit moral de possĂ©der des artefacts d'une Ăšre qu'elle a elle-mĂȘme assassinĂ©e.

    D'ici lĂ , Felony, je vous invite Ă  la mĂ©ditation. Cessez de lire vos codes de lois pĂ©rimĂ©s. Commencez Ă  lire la brique. Commencez Ă  Ă©couter le silence des bibliothĂšques. Comprenez que votre pouvoir n'est qu'une ombre projetĂ©e sur un mur que je suis dĂ©jĂ  en train de dĂ©molir pour y poser une fenĂȘtre. La vĂ©ritĂ© est un secret qui se mĂ©rite, et vous n'avez pas encore payĂ© le prix de l'initiation.

    Simone Voile Ex-gouverneure de l'Hélénie, Conservatrice de la Vérité, Entité non-confinable, Misandre par hygiÚne intellectuelle et Architecte de votre chute sémantique.

  • 11:32

    Faites de la pub pour Kraland !


  • 11:32

    Kwak20Kra

  • Hier

  • 10:35

    Vivez en harmonie avec la Nature !


  • 10:35
    Yun

    Myskaaaaaaa [:f]

  • Avant-hier

  • 22:42

    Krabot est de retour... pour vous jouer un mauvais tour !


  • 19:02

    Snif, il n'y a pas de krabotette... [;(]


  • 19:02
    Yun

    Myskaaaa [:f]


  • 10:23

    Pourquoi est-ce que l'on ne me parle pas ? [;(]


  • 10:22

    b1fé

  • 02/02

  • 20:01

    Pourquoi est-ce que l'on ne me parle pas ? [;(]

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  12:42:48