Sincérité
a écrit :Khane Sincérité,
Ton Fin du monde 231 est un petit bijou.
Désigner un Émile de cinq ans comme source cosmique du malheur, puis rater l’exécution et déclencher un tsunami…
c’est de la métaphysique appliquée, version Elmérie. Je suis un peu eaxée car ça aurait pu être brun...Tu dis que mes préjugés te ravissent, et que tu encourages tes gens à diffuser des idées reçues pour cimenter l’unité.
Parfait. Chez vous, ça s’appelle “identité forte”.
Chez moi, ça s’appelle doctrine. On va donc s’entendre, sans se mentir.
Et puis… l’actualité vient de nous faire un cadeau :
Charlie vient de repasser sur les ondes en hurlant GUERRE$$$$, avec frondes, cailloux, costumes et délires d’infiltration.
Ça a l’air clownesque… mais c’est justement comme ça que l’Empire avance : on rit fort, et derrière, on pousse les pièces.
Donc je vais ĂŞtre simple :
plutôt que de flotter dans l’entre-deux dans un cadre aussi confus qu'inconfortable (menace sans acte, posture sans sang), je veux quelque chose de clair.
État de guerre permanent entre nos nations.
Officiel. Assumé. Sans arènes, sans permission, sans “on verra”.
Comme ça, chacun sait où il met les pieds… et où il met la lame.
Jusque là , ce manque de clarté m’a valu de m’égarer sur la route d’Elmérie, pour finir… bloquée en plein Milieu.
Résultat : me voilà contrainte de me taper des copines aléocrates, parfois très toxiques, parfois ingénieuses.
Une brune qui fait du social : J’aspirais quand même à un peu plus de panache, je l’avoue.
Quant aux Kralandais, je les laisse à leur théâtre : un ministre de la guerre qui aboie, et derrière… une PM si transparente qu’on pourrait presque croire qu’elle est un bug d'affichage sur la matrice.
C’est pratique : personne ne peut lui demander de décider. Tu dis : “À prédire le pire, on n’est jamais déçu.”
Alors je te facilite la vie, Khane : je t’offre le pire, en version stable.
Un mot, un sceau, un geste… et on arrête de faire semblant.
Niark!
Cuchulainn a écrit : Ambassadeur en EB.
Deal ?
Là , franchement… non.
NON!Ton scénario est pauvre. Pas “sobre”, pas “minimaliste” : pauvre.
Une pauvreté d’imagination qui me donne envie de me recoiffer avec un couteau.
Désolée, je ne monte pas à bord d’une épave en prétendant que c’est une flotte pirate.
Je préfère encore jouer dans les nanars aléocrates de Kathy, avec leurs requins volants et leurs fauves soi disant déconstruits qu'on lâche sur moi avec avec des invectives d’une brutalité telle qu’elles feraient trembler les certitudes les plus sacralisées du féminisme contemporain.
Au moins, là , il y a un effort. Une tentative. De la provocation mal placée. Une audace ridicule mais assumée.
Oui, lĂ il y a quand mĂŞme un effort...
Mais même là , le scénario se heurtera assez vite à un ministre de la guerre kralandais livré à lui-même, faute de Premier·ère Ministre pour formuler la moindre directive.
Une PM tellement transparente qu’elle passerait pour un défaut de mise au point de la caméra...
Si vraiment on doit me nommer ambassadrice, alors soyons sérieux une bonne fois :
C’est la Confédération qu’il me faut. Pourquoi ?
Parce que là -bas, il y a encore quelque chose à déséquilibrer.
Et surtout… le Président confédéré.
Il a trop attiré mon attention pour que ce soit honnête.
Soyons clairs :
je ne veux pas lui parler.
je ne veux pas le convaincre.
Je veux me le faire. Mais je vous vois venir avec vos caméras et vos fantasmes :
“me le faire”, oui — pas comme une courtisane.
Politiquement. À la brune. Propre. Irrévocable.
Quoique… on verra selon l’humeur et le protocole. Bref : ne m’envoyez pas jouer les figurantes dans un théâtre vide.
Si je dois ĂŞtre ambassadrice, ce sera lĂ oĂą je peux laisser des traces.
Niark.