Concert du 23 Janvier à Léprosie : Acte 1 > Réponse Taverne sujet
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postĂ© 23/01 (22:31)Quand les derniĂšres notes se sont Ă©crasĂ©es sur le plancher et que LĂ©prosie a recommencĂ© Ă respirer, on a entendu un son qui nâappartenait Ă personne ici :
un lent applaudissement. Mesuré. Presque judiciaire.
Puis Obscyne sâest levĂ©e.
Elle nâa pas criĂ© âbravoâ. Elle nâest pas venue faire la groupie.
Elle est venue ...constater.
SyphilysâŠ
Ton âACTE 1â, ce nâest pas un concert. Câest une autopsie vivante. Tu as ouvert ton thorax devant tout le Niarkalistan, tu as montrĂ© les coutures, les manques, les crocs⊠et tu as demandĂ© au public de chanter avec toi au lieu de dĂ©tourner le regard.
Ăa, câest du pouvoir. Le vrai. Celui qui ne se mendie pas.
Ton équipe ? Magnifique. Dans le sens niarkalistan du terme : maladive, bancale, dangereuse.
Un bec qui juge, une lame en mousse, un triangle en état de guerre, un devin qui rackette au nom du destin⊠et pourtant⊠ça tient.
Ăa tient parce que tu tiens.
Et JĂ©jĂ©âŠ
Le phacochĂšre au saxophone.
Je te le dis sans poĂ©sie : si ce tas de graisse tente encore de transformer ton cou en zone de loisirs, je lui apprendrai une nouvelle notion artistique : la dissuasion. Il a des siĂšcles ? Parfait. Ăa lui laissera plus de temps pour regretter.
Tu dis que tu nâas âplus rien dans le rĂ©pertoireâ.
Mensonge.
Tu viens de prouver que ta matiĂšre premiĂšre, ce nâest pas une setlist : câest LĂ©prosie. Câest la honte, la faim, lâabandon, lâor, la peur⊠et ce rire de chaĂźne quâon entend quand tout le monde fait semblant dâaller bien.
Alors écoute-moi, trÚs simplement :
Continue.
Fais de cette maison plus quâun bordel. Fais-en une arme culturelle.
Un endroit oĂč la nuit apprend Ă parler â et oĂč ceux qui se croient intouchables repartent avec une note dans la gorge.
Et si tu as besoin de publicâŠ
je tâen amĂšnerai.
Pas des curieux. Pas des pauvres.
Des gens avec des bourses, des secrets, des tremblements.
Ce soir, LĂ©prosie nâa pas eu un spectacle.
Elle a eu un baptĂȘme.
Niark.
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Lâobsidienne nâabsorbe pas la lumiĂšre. Elle la refuse.
Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!