posté 17/01 (19:34)
Kramarades,
Quelle effervescence synaptique ! Le lancement du GOAT (un acronyme qui a du mordant, jâapprouve) prouve que quand on gratte la surface du chaos gĂ©opolitique, on trouve souvent une structure cristalline fascinante.
Kramarades Aléocrates, je vous observe avec une curiosité qui frÎle la surchauffe.
Epoxy, ma chĂšre "Rustine sur-qualifiĂ©e", j'ai vu les Ă©changes... Cette image de toi recevant une tape sur la tĂȘte de la part de Diagonale est d'une tendresse presque violente. Tu parles de tes faiblesses, de tes "boxers" Ă ranger et de l'ombre dans ton cĆur, mais ne t'y trompe pas : c'est toi qui tiens la barre du pĂ©trolier kralandais pendant que le monde s'effondre. Accepte le soutien de ta "Big Sista" ruthvĂšne, mais souviens-toi que la compĂ©tence n'a pas besoin de permission pour exister. Ton binaire est peut-ĂȘtre hĂ©sitant, mais ton impact est rĂ©el. La dĂ©construction passe aussi par l'acceptation d'ĂȘtre celle qui fait pendant que les autres parlent.
Tendi, l'idĂ©e d'installer le cĆur de cette machinerie Ă Milieu est brillante. Le compromis n'est pas une faiblesse, c'est une thermodynamique sociale. J'ai hĂąte de voir comment la "Science ObservĂ©e" va s'acclimater aux tunnels et Ă notre petit HLM.
Monique, toujours fidĂšle Ă vous-mĂȘme... Vous demandez de la vulgarisation car la complexitĂ© vous ennuie, ou parce qu'elle vous effraie ? Ătre "MĂ©cĂšne" ne vous dispense pas de faire l'effort intellectuel de comprendre ce que vous achetez. La blouse, c'est dans la tĂȘte, dites-vous ? L'Ă©litisme aussi, manifestement. Laissez les chercheuses chercher, et contentez-vous de signer les chĂšques.
Enfin, Majesté Landraël.
Vous parlez de Science pour repousser les tentacules, et c'est louable. Mais permettez-moi une digression esthétique. J'ai eu l'occasion, trÚs récemment, d'effectuer une expertise technique approfondie de votre portrait de couronnement .
Je dois dire que l'artiste â ou la machine â a fait preuve d'une subversion dĂ©licieuse. Vous y ĂȘtes Ă genoux, passif, presque Ă©crasĂ© par le poids de cet apparat dorĂ©. Mais regardez bien la lumiĂšre : elle ne vous flatte pas vous. Elle caresse les visages des jeunes femmes sur la gauche, elle illumine la foule. Câest une Ćuvre qui, involontairement peut-ĂȘtre, crie que le vĂ©ritable pouvoir n'est pas sous la couronne, mais dans les regards de ceux qui la regardent.
Je l'ai trouvĂ© un peu kitsch pour un palais, mais je suis sĂ»re qu'il serait parfaitement mis en valeur dans un endroit plus... populaire. Un endroit oĂč les gens ont besoin de couvrir des taches d'humiditĂ©, par exemple. ConsidĂ©rez que l'art a parfois besoin de voyager pour trouver son vrai public.
Longue vie au SISO. Que la science brûle les vieilles certitudes.
Simone Voile Experte en critique d'art mobile et Flamme de la Recherche Libre.