Vivement Kramanche ! - Appel à candidature ! > Réponse Taverne sujet
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posté 14/01 (23:10)obscyne a écrit :
FrÚre Pestilence a écrit :
Obscyne, RĂ©jouissez vous dâun rire machiavĂ©lique,
Charlie mâa fait une dĂ©dicace !!
Niark
Vous tenez absolument à me rendre plus jalouse et plus en colÚre à votre égard que je ne le suis???
Zyor
Mawi a Ă©crit :Peut-ĂȘtre ne faut-il pas traĂźner, puisque la RĂ©gente partira avec la caisse une fois son mandat terminĂ©.
Hou!!!Alors lui là , il est trÚs mal tombé!!!
Je vais me le faire...
Un temps. Puis Obscyne relĂšve lentement la tĂȘte, regard foudroyant...
Zyor Mawi,
Câest⊠quoi, ça, encore ?
Assez de comédie.
De quel couple parlez-vous exactement ?
Ătes-vous mariĂ©, dĂ©sormais ?
Ou bien sâagit-il dâune simple demande que vous avez dĂ©jĂ transformĂ©e, par excĂšs dâimagination, en mythe fondateur ?
Je nâai vu aucun faire-part.
Aucune annonce officielle.
Aucune orgie protocolaire rĂ©unissant la moitiĂ© du Cybermonde â ce qui est pourtant la moindre des choses lorsquâon prĂ©tend incarner le glamour et le capitalisme le plus acharnĂ©.
Vous envisageriez donc de vous marier en cachette, comme un pauvre ?
Sans cortÚge, sans faste, sans témoins ?
Câest bien la peine dâen faire tout ce vacarme mĂ©diatique.
Et puisquâon parle de crĂ©dibilitĂ© :
lorsquâon se rĂ©clame dâune nationalitĂ© sans territoire, on ne rayonne pas â on flotte.
Avant dâaller mendier une exposition sur les Ă©crans grafitikes des kras, commencez par exister politiquement :
un pays, une administration, une voix qui ne dépend pas de la télé des autres. Mais de la sienne!!!
Maintenant, parlons chiffres.
Votre fameuse caisse relĂšve de la fiction.
Votre école de Santa Banana peine déjà à assurer un salaire, le remplacement de deux ampoules et le papier dans les toilettes.
Câest maigre.
Et largement en dessous de ce que possÚdent déjà bien des citoyens discrets de ce Cybermonde.
Soyons honnĂȘtes :
vous nâavez rien.
Ou plus exactement : vous avez du bruit, et vous essayez de le faire passer pour de la richesse.
Avant dâagiter lâidĂ©e dâune rĂ©gente fuyant avec un trĂ©sor imaginaire, commencez par bĂątir une fortune rĂ©elle.
Pas une narration.
Pas une posture.
Une capacité à payer, tenir, durer.
Le reste â les Ă©missions spĂ©ciales, les couples âglamourâ, les paillettes â viendra peut-ĂȘtre aprĂšs.
Ou pas.
En attendant, retenez ceci :
le vacarme attire lâattention.
Mais le pouvoir, lui, laisse des traces comptables.
Maintenant, écoutez bien.
Je suis une courtisane brune.
Une vraie.
Oui, on peut faire des transactions avec mon corps.
Câest une activitĂ©.
Un métier.
Un savoir-faire.
Mais mon amour, le vrai, nâest pas nĂ©gociable.
Il est incommensurable.
Il ne sâachĂšte pas.
Il nâa pas de prix.
Et surtout : il sera toujours trop cher pour vous.
Vous pourrez faire pĂ©ter toutes les caisses que vous voulez â rĂ©elles ou imaginaires â
vous resterez trop pauvre pour moi.
Pas en argent.
En densité, en tenue, en valeur réelle.
Alors continuez à faire du bruit, à vous mettre en scÚne, à fantasmer des fuites de trésor et des couples de vitrine.
Moi, je compte.
Je choisis.
Et je ferme.
Moi j'ai un pays. Un pays qui compte!!! Un pays qu'on craint!!!
C'est l'Empire du Mal!!!
Et dans le monde du Mal, vous ĂȘtes un petit joueur qui joue le coin du bois.
Obscyne
Niark.
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Lâobsidienne nâabsorbe pas la lumiĂšre. Elle la refuse.
Quand les kanards se payent ma tĂȘte, une tite musique trotte dedans. Niark!!!