Charlie a écrit : elle m'a même appris à poser sur les photos, vous voulez voir mes photos de charmes? Attention c'est osé
Empereur Charlie,
Je dois l’admettre :
je ne regarde jamais la télévision kra.
Ja-mais. Ô grand ja-mais.
Quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps, ce n’est qu’une propagande molle, dégoulinante de bonheur obligatoire et de décérébration collective, administrée à coups de sourires forcés et de légume tiède.
Le fenouil pour ne pas le nommer...
Mais là … là , j’ai fait une exception.
Et je ne le regrette qu’à moitié.
Oui — je veux voir les photos de charme.
Si elles sont trop osées pour l’écran et les coeurs sensibles des petits kra, envoyez-les moi en privé par kramail.
Je suis l’Ultime Courtisane Brune : il serait dommage que je passe à côté d’un savoir-faire ancestral brun, transmis de génération en génération, surtout lorsqu’il touche à l’art de la pose, du regard et de la tenue.
Je compte d’ailleurs m’en inspirer.
À chacun ses armes.
En revanche, cela m’affecte profondément de devoir passer par la télévision kra pour accéder à cette mémoire.
Soyez assuré que le jour où j’en aurai l’occasion, je mettrai en place des émissions de télévision brune dont la puissance d’audience rendra celles là … anecdotiques.
Les kras sont nos ennemis héréditaires.
C’est la première chose que l’on apprend quand on passe le ruban brun.
Vous évoquez darkmare.
Vous évoquez les Passes Brunes.
Vous évoquez un pan entier de notre histoire qui mérite mieux qu’un rire en plateau.
Surtout un plateau kra.
Alors, Empereur, elle était comment, darkmare ?
Et Soleil Noir ?
Lehnrine ?
Caroline ?
Toutes celles qui ont tenu l’Empire par la chair, la ruse et la présence quand d’autres jouaient aux stratèges de salon.
J’ai envie d’en savoir davantage.
Pas pour la nostalgie.
Pour marcher dans leurs pas, et comprendre ce qui, dans leur trajectoire, a tenu… ou a cédé.
Quant à vos missions d’infiltration, vos rôles multiples, vos aveux à demi-rires…
je les entends.
Mais souvenez-vous d’une chose, Empereur :
le chaos est un outil.
S’il devient un divertissement, il finit toujours par se retourner contre celui qui l’agite.
Je n’applaudis pas.
Je note.
Et j’attends de voir si, derrière les photos, les anecdotes et les ronronnements,
il y a une ligne,
ou seulement une émission de plus.
Obscyne
Niark.