Le Fléau a écrit : S'il a choisi cette histoire entre tous les angles narratifs qu'il aurait pu choisir, ce que quelqu'un a envie de l'entendre. Quelqu'un dont l'opinion lui importe.
Pour moi il flatte une partie de son électorat pour qui voir l'armée américaine balayer les défenses adverses et enlever un président est une source d'érection. Y'a des gens comme ça pour qui être dans l'équipe gagnante est plus important qu'être dans le droit chemin.
Pas seulement. Il dit aussi au monde qu'il fait ce qu'il veut, et tu vas faire quoi ?
Exemple : à ce stade, l'Europe a le choix entre laisser le Groënland à Trump, ou envoyer des troupes au Groënland pour qu'une prise du Groënland provoque une guerre, voire même faire en sorte que la France précise que ses intérêts vitaux comprennent les intérêts vitaux de ses partenaires européens (pour ceux qui savent pas : la doctrine nucléaire de la France est de dire que la France l'utilisera si une puissance étrangère menace ses "intérêts vitaux", sans préciser clairement ce que sont ses intérêts vitaux parce que ça permet toujours de choisir entre soit ne pas lancer une guerre nucléaire, soit dire au moment opportun "non, vous faites pas ça, sinon...". Ici la France choisit de ne rien dire pour ne pas risquer une guerre nucléaire, c'est pas forcément un mal mais ça retiendra pas les US). L'Europe a manifestement choisi de laisser Trump prendre le Groënland parce qu'elle a peur de Trump... Au final, c'est très probable que l'Europe finisse pas donner le Groënland en stum (comme elle s'est écrasée pour les droit de douane), justement parce que l'opération au Venezuela lui a fait peur.
... Note que le ministre des affaires étrangères françaises continue à prétendre que "non, il va pas prendre le Groënland, parce que sinon y a plus d'OTAN" (genre, les USAs en ont encore quelque chose à foutre de l'OTAN... Et genre, la France quitterait l'OTAN plutôt que de continuer à sucer la queue des USAs en demandant à McKinsey quelques éléments de langage...), c'est te dire à quel point on va *rien* faire.