Stella Artois a écrit :Madame,
Vous m'honorez avec vos belles paroles qui sentent la nature, le lila et la crottin de cheval.
A moins que ce soit votre shampooing sec.
Quand je vous entends parler de recenser les abeilles, j'ai l'impression d'entendre des RH qui passent des annonces pour des stages d'observations et des collaborations payées en visibilité.
Ca donne envie d'en entendre plus.
On vous imagine sans peine discuter avec Didier Bourdon.
Vous avez la mĂȘme moustache. Je viendrais vous rendre visite pour parler Ă©cologie et prĂ©servation des ressources naturelles, c'est dĂ©cidĂ©. DĂšs que nous aurons dĂ©veloppĂ© des avions pour venir. Je vous le promets.
Mais si c'est en forgeant qu'on devient forgeront c'est en planchant qu'on devient eux...plancheron,
j'imagine.La civilisation a besoin Ă la fois de tradition et d'un lien entre le dehors, le naturel, et le dedans, l'introspectif, qui nous aide Ă avancer. C'est qu'accroupi maladroitement sur une planche instable au fond des bois en observant du coin de l'oeil l'ours qui salive dans ce moment de solitude, qu'on se rend compte Ă quel point des murs et un toit sont une perspective confortable et peut-ĂȘtre pas superfĂ©tatoire.
Je sais parler avec des images d'ouverture comme ça, ce sont des mots qui portent.
Mais si la préservation de la nature vous incombe autant, alors laissez moi vous le demander, à vous ainsi qu'à tous ceux qui parsÚment votre belle terre:
Pourquoi quand je regarde vers la forĂȘt de Jade depuis la tour du palais Royal (puisse-t-il ne plus porter de chaussettes pendant dix mille ans) j'ai l'impression qu'il y a comme une nappe de nuages dessus? Pourquoi quand le vent vient de chez vous, les gorges toussent et les yeux piquent?
Seriez-vous victime de pollutions intestines?
Il y a des mĂ©dicaments pour ça. Rien n'est perdu. Afin que vos prĂ©cieuses forĂȘts ne soient pas corrompues par le smog, je vous propose Ă©videmment de nous les envoyer; Surtout celles de SibĂ©ria, ce sont clairement les plus prĂ©servĂ©es. Du bois primordial comme ça, il faut le prĂ©serve Ă tout prix.