Oh revoilà l'argument qui revient régulièrement qu'il faudrait être policier pour pouvoir émettre un avis sur la brutalité policière (le temps que mon filtre soit de nouveau actif sur cette version
![[:)]](http://img7.kraland.org/s/01.gif)
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Et je veux dire, au niveau de la société française, c'est déjà relativement consacré avec les enquêtes de l'IGPN/IGGN qui sont diligentées par des gens parfois très proches des flics/gendarmes soupçonnés. Je ne suis pas tellement surpris de lire que ça ne va pas encore assez loin.
La question, dans le cas d'un homicide commis par la police, devrait être uniquement de savoir s'il est possible de protéger toutes les personnes impliquées (policiers compris). Et sans même aller jusqu'à regarder si Khaled Kelkal était dangereux, le fait est qu'un moyen de le rendre inoffensif était de sortir de son champ de tir et maintenir un périmètre autour de lui, une fois qu'il était immobilisé au sol. Ha ha facile à dire depuis une chaise de gamer, j'imagine ? C'est pour ça que ça fait 132 pages que personne n'arrive à trouver la moindre source scientifique qui défende les logiques de maintien de l'ordre ou de protection de la police. En fait, ça donne l'impression que pour défendre les agissements de la police, il faut soit être ignorant soit impliqué. C'est un problème, non ?
Notre société s'habitue un peu trop bien aux procédures extra-judiciaires dans lesquelles des flics décident de la vie ou de la mort de gens. Ce ne devrait jamais être un pouvoir entre leurs mains, on n'a pas aboli la peine de mort judiciaire pour en retrouver une administrative.