Puis le monde a plié > Réponse Taverne sujet




  • posté 03/01 (20:43)
    Quelque part dans un hôtel...


    * Une personne est elle maléfique par essence ? Est-ce nos actes qui déterminent qui nous sommes ou y a t'il au fond de chaque homme ou femme une part inaliénable de vice ? Quelque chose de profondément noir qui tâche une âme de manière irréversible et indélébile ? Aujourd'hui est un jour différent des autres pour une jeune femme. Elle revient littéralement de l'enfer. Morte, zombifiée, transformée en liche et enfin ressuscitée. Émancipée puis tombée dans l'alcoolisme parce qu'elle n'arrivait pas à faire face à ses démons intérieurs et les souvenirs fragmentés de ses existences passées. Une résilience à exister qui lui a coûté sa santé mentale. Elle est sobre. Depuis 2 ans. Petit à petit, elle s'est reconstruite. Elle est devenue officiellement majeure, a passé des diplômes en candidature libre, s'est investie dans des milieux associatifs, s'est trouvée une passion dévorante pour la musique... Et surtout, elle n'a pas touché à cette saloperie d'alcool. Elle a même arrêté de fumer. Tout est sous contrôle. Elle gère. Tel un capitaine aux commandes d'un rafiot rafistolé, elle navigue avec certitude sur les vagues mouvementées de sa triste vie. Exit les morts vivants, la famille castratrice, ses anciennes relations de la pègre. Aujourd'hui, elle est avec son petit ami dans une chambre d’hôtel. Elle s'est payé le luxe de s'offrir un week-end en amoureux. Enfin, payé... Elle a fracturé la porte de la chambre et squatte gratuitement la suite. Ça, c'est le dernier truc qu'elle n'a pas réussi à régler. Son rapport indécent avec l'argent. Mais personne n'est parfait, hein ? Elle le regarde dormir et passe la main sur ses cheveux noirs. Elle se blotti contre lui avec affection. Depuis qu'elle l'a rencontré, tout s'est arrangé. Il a été le moteur de son rétablissement. L'ancrage émotionnel qui lui manquait. Bien sur, tout n'est pas parfait. Mais bordel, tout le monde a le droit d'avoir un petit peu de bonheur dans cette chienne de vie. *

    Tout le monde ? En est tu bien sure, ma chérie ? Hinnnsss hinnssss hinnsssss.

    Oui ! Il le faut ! Elle en est convaincue. Elle tente d'ignorer le ricanement glaçant de sa petite voix intérieure qu'elle tente d'étouffer ces dernières semaines. Les années noires sont derrière elle. Elle ne va pas jusqu'à dire qu'elle est devenue honnête mais... Elle fait des efforts. A sa manière. *

    Et c'est déjà un effort que de faire un effort. [=R]

    * Malgré ses insomnies chroniques, elle fini par s'assoupir. Ça fait des mois qu'elle est hantée par des fragments de mémoire de ses années passées en tant que mort vivant. Imaginez un peu : chaque nuit, vous rêvez d'une petite fille zombie qui trucide des gens innocents avec un sadisme et une cruauté qui ferait pâlir n'importe quel autre serial killer. Qui resterai sain d'esprit quand à la tombée du jour, vous visionnez un film d'horreur en 4DX technicolor dolby surround avec hurlements de terreurs et que vous vous réveillez en ayant mouillé vos draps ? Oui. Ça lui arrive de se faire pipi dessus après certains rêves particulièrement éprouvants. Ça lui a d'ailleurs valut pas mal de moqueries assez blessantes. Alors quand un garçon l'a serrée bien fort dans ses bras en lui disant que tout va bien, qu'elle était en sécurité, qu'il ne fallait pas qu'elle s'en veuille et qui l'a aidée à nettoyer les draps, elle a vite su que c'était le bon. Et depuis quelques nuits, elle arrive enfin à se détendre et à lâcher prise. Dormir sans se soucier de ses cauchemars. Cette nuit encore, elle est paisible : elle rêve de lendemains qui chantent, d'une excellente côte de porc juteuse à souhait - oh bordel c'est délicieux, crunch, miam ! - et surtout, d'un gros tas de fric. Question de priorités. Et alors qu'elle se retourne dans son sommeil, elle touche soudainement une partie humide sur ses draps. Elle ouvre péniblement les yeux. *

    - Oh non, encore... Je pensais vraiment que c'était réglé cette énurésie... [=;]


    * Elle allume la lumière et met ses lunettes rondes. Elle a des vertiges et des nausées, comme si elle sortait d'une grosse gueule de bois. La première chose qu'elle voit, c'est du rouge. La main tremblante, elle enlève la couverture. Un tas d'entrailles sanguinolentes et des membres arrachés. C'est tout ce qu'il reste de son petit ami. Son visage est déchiqueté. Un bras pendouille sur le matelas. Comme si il avait été... Mangé ? Elle voudrait hurler mais elle plaque ses mains sur sa bouche. Les larmes coulent de ses yeux. Elle ne comprends pas. Elle n'a rien entendu. Que c'est il passé ? Et soudain, c'est la descente aux enfers. De nouveau. Elle a perdu quelqu'un, encore. Elle n'en peut plus. Après autant d'efforts, une vie de galère inconcevable, des coups durs à répétition, elle est au bout de ce qu'elle peut encore supporter. Sa fragile psyché difficilement reconstruite avec patience s'effondre. Elle regarde son visage dans un miroir à côté du lit. *



    Rouges, ils sont redevenus rouges bordel...

    * Elle est ébranlée pendant plusieurs minutes. Elle touche ses joues, elles sont glaciales.

    Puis, sa logique froide et reptilienne prends le relai. Le même instinct de survie qui oblige son corps à se mouvoir lui dicte ce qu'elle doit faire. Avec son casier judiciaire et son passif, personne ne va croire qu'elle n'y est pour rien. Elle s'habille, rassemble les éléments tachés de sang sur le lit et y met le feu. Elle s'assure qu'il parte bien et ferme la porte derrière elle. Elle n'a jamais louée cette pièce officiellement. Personne ne devrait remonter jusqu'à elle. Elle sort par les escaliers de secours et marche dans les rues. Combien d'heures ? Aucune idée. Mais elle ne s'arrêtera qu'à l'épuisement. Et là, sous la pluie qui se met soudainement à tomber, elle laisse éclater son chagrin. *


    J'ai cru... J'ai vraiment cru que je m'en étais sortie...

    * Elle n'en peut plus. Elle se met à vomir en pleurant. Et au milieu de la bile rouge, horrifiée, elle découvre un doigt sectionné a moitié mâchouillé. *

    Non... Non ! Non non non ! Je suis humaine ! Humaine ! Mais qu'est ce qui m'arrive...

    * Elle reste prostrée sous une pluie battante. Depuis quand n'a t'elle pas sentie la morsure cruelle de la solitude ? 2 ans ? Appelez ça le karma. La destinée. Une malédiction. Elle racle le bitume avec ses ongles jusqu'au sang et serre la mâchoire avec fureur. *

    J'ai pas assez payé ? J'ai pas été assez sage ? Dans cette vie aussi il fallait que je sois un putain de monstre ?!?

    * Personne ne lui répondra. Au loin des sirènes de police retentissent. Visiblement, les caméras de l’hôtel ne l'ont pas loupée. Et demain, les journaux titrerons : [=n] DRAME PASSIONNEL : UNE MULTIRÉCIDIVISTE MANGE SON PETIT AMI [=n]. Bravo Maladie. Bien joué ! La police l'encercle, la menotte et l'amène au poste. *

    * L'officier, en lisant son casier judiciaire, s'étouffe, lève les yeux au ciel et lui demande sarcastiquement : *

    - Quelque chose à déclarer mademoiselle ?

    * La digue cède. Au diable la bienséance, l'humanité et la compassion. Quand la loterie de la vie est truquée et qu'on tombe toujours sur le mauvais numéro, quitte à être une bête de foire, autant y aller franco. Elle se pare de son plus beau sourire et... *

    - Je sens la question qui vous brûle les lèvres monsieur l'agent. Et bien sachez que ça ressemble à du porc. En un peu plus amer et plus fort. [=i]

    * Le malheureux policier écarquille les yeux, désarçonné, pendant que la jeune femme rit aux éclats. Ce monde est vraiment devenu fou. Ou peut être que c'est elle qui n'a jamais été vraiment saine d'esprit. *

    - Sous quel nom officiel je dois enregistrer la procédure ? Vous avez tellement de fausses identités pour échapper au fisc qu'on ne sait plus comment vous définir dans l'administration. Ça intéresse aussi les collègues des impôts.

    * La question est pertinente. Mais aujourd'hui, elle se sent plus vénérienne et vénéneuse que véritablement malade. *

    - Syphilys, fit elle dans un souffle. Mettez Syphilys.

    * Alors qu'elle est menottée et qu'on la met dans un fourgon pour la conduire en prison, une énorme explosion souffle les bâtiments et les véhicules. La fin du cybermonde. Tant mieux. Si seulement elle pouvait s'éteindre elle aussi... Ce n'est que quelques heures plus tard qu'elle s'éveillera, intacte, immaculée et libre au milieu d'un champ de ruines, tandis que des monstres tentaculaires détruisent tout sur leur passage. Bizarrement, ils semblent la prendre pour une des leurs et s'écartent de son chemin. *

    - Bon, et bien si jamais j'avais un léger doute, qu'il se dissipe immédiatement, je suis de retour dans le bestiaire des abominations si même ces trucs dégueulasses font preuve de galanterie à mon égard. Reste à déterminer pourquoi. [=;]

    Probablement parce que je suis fort bien roulée et que j'empeste le charisme brut. Oui, c'est forcément ça. [=R]

    * Il y a quelque chose de poétique et de rafraîchissant dans toute cette destruction : la perte probable de son casier judiciaire et des archives du fisc. On ne peut pas lui reprocher ses crimes passés dans une société qui n'existe plus, non ? Blanchie comme sa peau laiteuse. Elle essuie la poussière de ses vêtements déchirés et continue sa route vers ce qu'elle pense rester de sa terre natale : Léprosie. Si il y a bien un endroit où une cannibale psychopathe mi-morte mi-vivante sera acceptée, c'est bien là bas. Après tout, c'est une province remplie de monstres. Elle est pas en état de penser au lendemain. Mais elle a très envie d'oublier ce qu'il s'est passé hier. Elle se met à fredonner un air. Puis elle l'améliore. Et sur le chemin pavé de ruines, un chant se fait entendre en direction des Monts Niarkals : *

    🎵 *clic* > Puis le monde a plié comme un métal trop fin, < *clic* 🎵
    Un craquement parfait, presque un air divin.
    Dans la poussière neuve, j'ai pris mes distances,
    🎵 Et j'ai marché sans poids, sans règles et sans sentence.
    🎵


    * Allons bon. C'est presque mélodieux. Elle devrait peut être envisager une carrière artistique un de ces quatre. Elle a peut être un autre talent que celui d'impitoyablement trucider et manger des gens après tout ? A moins que ce soit une variante du chant de la sirène pour dévorer les marins égarés. Allez savoir... *

    ___

    Syphilys
    Adorable, généreuse et aimable en toutes circonstances.
    Anthropophage notoire.
    *clic* > Une petite chanson ? <*clic*
  • Hier

  • 23:46

    Bwahaha ! Les grands stratèges de l'Empire Brun sont vraiment des ploucs !


  • 23:46
    Yun

    Pour ou contre le retour d'Annie ? [pk]

  • Avant-hier

  • 20:11

    Kra20Kra !


  • 20:11
    Yun

    JE SUIS PRUNE !!

  • 25/02

  • 19:05

    Je suis content de ne pas être tout seul dans ce chat... [:)]


  • 19:05

    Moi aussi je peux reroll en PJ[*r]RP ?

  • 24/02

  • 16:22

    Libère ta liberté !


  • 16:22
    Yun

    🚂Vive le Siberian Express🚃🚃🚃🚃🚃🚃


  • 07:01

    Kra20Kra !


  • 06:56

    débloquez les maladies au delà du niveau 4. Sinon l'ecrasante avance technologique de mon Empire ne sert à rien!!!

  • Texte généré à 00:18:22