Violences policières > Réponse Politique & Société sujet
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posté 27/05/24 (10:45)James Patagueule Grimaldi a écrit :
> J'imagine qu'il y a des cas, où l'OPJ (pour le cas français) doit pouvoir faire le nécessaire
> pour éviter que l'interrogatoire ne parte en couille (dans la mesure où un problème psy risque
> à terme soit de mener à un suicide, soit de conduire au fait que la personne est irresponsable
> pénalement)...
Je crois que les flics n'ont aucune incitation à faire correctement le travail d'interrogatoire (dont l'objectif serait l'avènement de la vérité), ni en France ni aux US. Ce n'est pas leur rôle, et c'est les assos de défense des droits humains qui font contre-pouvoir en ayant exigé et obtenu la présence de l'avocat dès le début de l'interrogatoire, l'accès au dossier, etc.
En 2022, on a eu cette dinguerie où trois personnages politiques importants (Darmanin pour EM, Pécresse pour le LR, Marine le Pen pour le RN et Zemmour pour sa propre tronche) ont défilé devant un syndicat policier pour faire leurs promesses sécuritaires. Et quand il s'agit de plaire aux flics, il n'y a aucune limite sur les promesses sécuritaires, le basculement dans l'arbitraire, la suppression du JLD, les peines plancher etc. Il y a bien des gens (dont certains trainent parfois ici) qui semblent avoir une excitation malsaine à l'idée de filer encore plus de pouvoir aux flics, au détriment des droits de la défense et in fine de la justice elle-même.
Pour rappel, ces biais soulignés dans la police ne sont qu'une des raisons qui la rend impropre à faire le travail d'enquête. Sa dépendance à l'exécutif participe aussi.
curieux