Violences policiÚres > Réponse Politique & Société sujet




  • postĂ© 05/07/20 (00:45)
    Histoire d'alimenter la discussion et de ne pas forcément avoir une vision manichéenne de ce que l'on appelle "les forces de l'ordre", voici un article de Libé sur les suicides dans les rangs de la police et de la gendarmerie : CLIC

    Aujourd'hui encore, j'ai vu des vidĂ©os de violences policiĂšres, ainsi que des vidĂ©os d'agression ou de foutage de gueule de policiers. Selon la vidĂ©o, la rĂ©action primaire classique est "saloperie de flics" et "purĂ©e, c'est quoi ce pays oĂč la racaille peut malmener les forces de l'ordre ?".
    Evidemment, la situation ne peut ĂȘtre toute blanche ou toute noire, nous ne sommes pas dans un monde merveilleux dans lequel tout le monde s'aime et se respecte, et Ă  partir de lĂ , la question la plus pragmatique qui se pose est toute simple : dans un rapport Ă  l'autoritĂ© dĂ©gradĂ©, comment rĂ©concilier la population dans son ensemble avec sa police ?
    Ou plutĂŽt avec "ses polices", car chacune de joue pas le mĂȘme rĂŽle.

    Pour moi, il n'y a pas 36 solutions.

    D'abord, remettre en place la police de proximitĂ© supprimĂ©e par le ministre de l'IntĂ©rieur Sarkozy, ce dernier ayant dit Ă  des policiers « la police n'est pas lĂ  pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrĂȘter des dĂ©linquants, vous n'ĂȘtes pas des travailleurs sociaux ». Quel abruti ce Sarko...
    La doctrine de cette police de proximitĂ© Ă©tait de prĂ©venir et d'anticiper, et ainsi de ne pas ĂȘtre seulement dans la rĂ©action. Elle avait aussi pour objectif d'ĂȘtre intĂ©grĂ©e Ă  la population, de connaitre son territoire. Mais voilĂ , la prĂ©vention, ça ne se chiffre pas puisque l'arrestation n'a pas besoin d'ĂȘtre...

    Ensuite, sanctionner sans tergiverser les policiers/gendarmes, auteurs de violences, ou mĂȘme de propos dĂ©placĂ©s et condamnables si cela avait Ă©tĂ© commis par n'importe quel citoyen.
    On requiert des fonctionnaires des services de police quatre qualitĂ©s principales : le professionnalisme, le respect de la dĂ©ontologie, le respect du public et le civisme. Celui qui ne respecte pas ces qualitĂ©s doit ĂȘtre sanctionnĂ© : ce n'est pas la bonne personne Ă  ce poste, c'est tout.
    Or aujourd'hui, non seulement ce n'est pas fait, mais en plus les policiers portent plainte et obtiennent des dommages et intĂ©rĂȘts, parfois de façon justifiĂ©e, parfois beaucoup moins. Les abus de plainte pour "outrage Ă  agent" sont reconnus. Il y a donc insidieusement une forme d'encouragement de ces comportements par l'impunitĂ© d'une police violente et raciste.

    Enfin, pour ĂȘtre dans un Ă©quilibre, sanctionner plus sĂ©vĂšrement les agressions, mĂȘme verbales, de policiers. Comment demander Ă  un policier de rester pro si il est mis sous pression, insultĂ© ou moquĂ©, par des personnes qui ne sont pas sanctionnĂ©es de façon significative ? Ils n'ont pas Ă  ĂȘtre des punching-ball, Ă  ĂȘtre ridiculisĂ©s, au mĂȘme titre que la population n'a pas Ă  l'ĂȘtre. Il en va de leur crĂ©dibilitĂ© et finalement de l'efficacitĂ© de leur mission.

    Et en fait, c'est de cela qu'il est question : la crédibilité, le respect, l'acceptation de la police. Les réponses à ces questions ne sont pas détenues par un seul camp, mais elles le sont bien par toutes les parties concernées, c'est à dire tout le monde.

    ___

    Vous allez aimer me détester...

  • 00:01

    Gloire Ă  l'Empire Brun !


  • 00:01

    Pedro pedro pedrope

  • Hier

  • 18:00

    C'est celĂ  oui...


  • 18:00
    Yun


  • 12:52

    Salut tout le monde, vous allez bien ?


  • 12:31
    Yun

    gif de raton dans 3 2 1... :=


  • 12:22

    J'en ai vu du monde aujourd'hui !


  • 12:22
    Yun

    Mince j'aurais pas dû montrer ça à Myska [:=]


  • 11:42

    LibÚre ta liberté !


  • 11:42

    :=

  • Texte gĂ©nĂ©rĂ© Ă  01:44:27